Mélanie Pitter et Carolina Klausener, 3C1 (année scolaire 1999-2000)


Staline

ou l’homme d’acier.

Axis l’univers documentaire

Joseph Vissarionovitch Djougatchvili dit Staline (l’homme d’acier en russe) naît en Géorgie en 1879 dans un contexte historique particulier. En effet, en Russie, tout va mal. Depuis la défaite russe en Asie, le peuple a perdu confiance en son tsar. Les peuples annexés protestent contre la russification imposée. Les paysans pauvres sont mécontents, ils s’organisent en associations. En 1903, le parti social-démocrate se scinde en deux mouvements : le groupe bolchevik, avec Lénine, et le groupe menchevik. Mis à part la noblesse tout le pays fait bloc contre l’autocratie du tsar Nicolas II. Celui-ci ne profite pas du sentiment national qu’engendre tout conflit et, dans ce cas le début de la première guerre mondiale, pour se réconcilier avec le pays et continue à chasser ses opposants. C’est ainsi qu’en 1917, face à la révolution du peuple, il est contraint à abdiquer. La Russie devient une république, menée par Lénine. Staline, déjà engagé au sein du parti bolchevik depuis 1905, n’a joué qu’un rôle mineur dans ces événements.

Né d’une famille pauvre, marqué par le décès de son père lorsqu’il n’a que onze ans, mis au séminaire par sa mère et influencé par le nationalisme géorgien, Staline était déjà connu dans son pays comme un agitateur. Ainsi il connut l’exil, la prison, et les évasions pour assister aux réunions de son parti. C’est grâce à son entêtement et à ses violentes attaques contre les mencheviks qu’il se fait remarquer par Lénine et se voit confier, en 1912, la direction du journal du parti ( la Pravda). En 1913, Staline est arrêté et exilé en Sibérie. La révolution de février 1917 le ramène à Pétrograd. Commissaire du peuple aux Nationalités dans le premier gouvernement formé par Lénine, membre du Conseil du travail et de la défense et du Politburo (bureau politique du parti), Staline participe activement à la guerre civile, en inspectant les fonds et en organisant en 1918 la défense de la ville qui allait bientôt devenir Stalingrad, puis en 1919 celle de Petrograd, aujourd’hui Saint-Pétersbourg. Conjointement, il s’emploie à renforcer sa position au sein du Parti, ce qui lui permet d’être élu en 1922 au poste de secrétaire général du Comité central. Plus rien ne peut contrer cette ascension au pouvoir, même la tardive déclaration de Lénine dans son testament : " le camarade Staline, devenu secrétaire général, a réuni entre ses mains un pouvoir illimité, et je ne suis pas sûr qu’il puisse s’en servir avec assez de circonspection… Staline est trop brutal… " ne l’empêchera pas d’accéder au pouvoir absolu. En 1924, Lénine meurt, Staline et Trotski (créateur de l’Armée rouge) se disputent sa succession. Mais Staline élimine son rival grâce à sa ténacité et à l’appui du parti qu’il tient bien en main.

Premièrement, Staline met en place un nouveau système économique par les plans quinquennaux afin de redresser la situation du pays au lendemain de la guerre. Il s’agit par là de la collectivisation des terres au profit de l’Etat et de l’industrialisation accélérée. Aucune forme de résistance n’est tolérée, c’est les goulags et le début de la terreur. Pourtant, il est l’idole du pays, on l’appelle " le petit père des peuples ".Cette déification atteint son apogée en 1936, où on lui voue un culte de la personnalité. En 1941, malgré le pacte signé avec l’Allemagne, l’URSS est envahie par les troupes allemandes. Staline fait appel au patriotisme russe, dynamise ses troupes et vainc l’ennemi. A la fin de la guerre, les USA proposent à l’Europe le plan Marshall, mais Staline le refuse. C’est le début de la guerre froide. Le monde est divisé en deux blocs rivaux : les pays rattachés aux Etats Unis et les pays de l’Est rattachés à l’URSS. La santé de Staline s’affaiblit, il devient complètement paranoïaque,il voit des complots contre lui partout, fait arrêter des innocents à ses moindres soupçons, organise des assassinats. La terreur de 1930 semble être revenue lorsqu’il meurt le 5 mars 1953.

 

Document :

www.arte-tv.com
(http://www.arte-tv.com/special/foisiecle/ftext/photo5.htm)

Alors qu’il était au sommet de son pouvoir, Staline devient le " Petit Père des peuples ". Il offre a son pays une chance de rivaliser avec les autres grandes puissances mondiales et l’industrialise extrêmement rapidement. Il est au yeux du peuple leur " sauveur ".

C’est à cette même période qu’on lui voue une adoration sans pareil. Les foules l’acclament et le portent en effigie. C’est ce qu’on voit sur ce document : des visages souriants en premier plan, avec au-dessus d’eux leur idole bienveillante. Comme un dieu il les protège de la famine, et leur assure de meilleurs lendemains. Toute la Russie est présente, toutes les classes sont représentées, hommes et femmes de tout âge, soldats, civils, riches et pauvres. Et derrière Staline, une mer d’individus marque l’ampleur du " phénomène ". Ce culte de la personnalité s’étendra d’ailleurs au-delà des frontières de l’Union soviétique, et le communisme avec lui.

Ce montage photo montre Staline comme un héros et le met à son avantage. On peut imaginer qu’au moment où la photo a été prise il avait entre quarante et cinquante ans, mais aucune ride n’apparaît, signe que l’image a probablement été retouchée. Oubliant les massacres commandés par leur chef contre toutes formes de résistance et les goulags, la masse le suit. Mais qui pourrait imaginer, sous les traits confiants de ce personnage, un homme semblable à Hitler ?

Mais qui se cache derrière cette apparence, qui est véritablement Staline ?

Cette question restera sans réponse, on ne peut s’expliquer pourquoi un homme comme lui s’est imposé de la sorte, ni même ce qui l’a poussé à agir avec autant de cruauté envers ses semblables. Les seuls éléments de réponses que nous possédons sont des hypothèses. Pourtant à la lumière des événements découverts après sa mort, et en écoutant les témoignages des gens qui l’ont côtoyé, il est possible de relever quelques traits de sa personnalité. Nombreux sont ceux qui ont souffert de la brutalité de Staline, comme notamment sa deuxième femme qui se donna la mort révoltée par la grossièreté de son mari et la cruauté de sa politique. Staline se fait craindre par ses subordonnés comme par ses rivaux. Il élimine sans scrupule tous ceux qui pourraient lui faire de l’ombre ou l’empêcher d’accéder au pouvoir. D’après sa fille, " ce qui le pousse c’est plus l’envie de s’élever, l’envie de se venger d’une société où il est né trop bas, que l’idéalisme ou la générosité ". Pourtant son optimisme dans les temps de crise et face à la famine, était inébranlable. Violent, obstiné, concret, rusé, autoritaire et fanatique, il savait toujours tourner la situation à son avantage et agir en conséquence. Staline comprenait parfaitement le mécanisme du pouvoir, tous ses traits de caractère lui donnèrent la force de régner en dictateur absolu, mais influencèrent énormément sa politique. La Russie toute entière en a subit les conséquences et a souffert. Principalement durant les dernières années de sa vie où, Staline, devenu de plus en plus méfiant et complètement paranoïaque et se voyant traqué de toute part, décide de prendre des mesures disciplinaires jugées démesurées par d’autres.

Bibliographie :

Dictionnaires et encyclopédies :

Ouvrages généraux :

Ouvrage spécifique :

Articles :

Internet :


mis sur Internet: 1.2.2000

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